Le Mémorial du 17 rue Geoffroy l'Asnier
Pierre Kauffman
La voie lactée de Benichka, 2 rue des Haudriettes
La planète bleue dans le noir de la voie lactée, quelques points scintillants, traînées cosmiques… plongeon vers les terres émergées, vers l'Europe la vieille Europe aux anciens parapets, plongeon sur Paris le Paris de Clovis, le Paris de Louis XVI et du couvent des Cordeliers, le Paris de Nicolas de Condorcet chez Madame Vernet rue Servandoni Giovanni Niccolò Servando architecte de l'Eglise Saint-Sulpice, le Paris de Jean Seberg et de Romain Gary au 108 rue du Bac Gary qui contemplait les gâteaux Hédiard au coin de la rue de Babylone tous les jours pendant cinq minutes dans les années 1970 dixit Pierre Farman, le Paris de Maurice Papon le 17 octobre 1961, le Paris de Jim Morrison rue Beautreillis le 3 juillet 1971, le Paris de Marion Selz et de Jean-Louis Laurière rue d'Arcole, le Paris de Malilk Oussekine le 6 décembre 1986, le Paris de Jean Tiberi, le Paris de Juliette Binoche et de Denis Lavant sur le Pont Neuf, le Pont Neuf de Catherine de Medicis et Henri III en mai 1578, le Pont Neuf de Kenzo en mai 1994, le Paris "capitale du libre" sans rue Romain Gary ni revenu minimum d'existence, le Paris du Paris Paris avenue de l'Opéra. Plongeon au coin de la rue des Archives et de la rue des Haudriettes… au n°2, le Connétable, par la fenêtre la voix de Benichka: « Même en 2008, jeunes feuj comme jeunes arabes ne goûtent qu'à Sodoma. » L'amour d'un seul côté des deux côtés de la frontière.
~~Blancs de lunes particulières
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères
Mes laiderons!~~
Arthur Rimbaud, Mes petites amoureuses
Aux pialats ronds,
Entrechoquez vos genouillères
Mes laiderons!~~
Arthur Rimbaud, Mes petites amoureuses
« Celui qui oserait le mettre à nu [l'amour], le dépouiller jusqu'à son slip des préjugés qui le recouvrent, n'est pas considéré comme lucide, mais comme cynique. Il donne bonne conscience, sans gros efforts, ni gros risques, à tout l'inconscient biologique. Il déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent, c'est à dire maintiennent leurs
structures hiérarchiques, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. Le mot d'amour se trouve là pour motiver la soumission, pour transfigurer le principe du plaisir, l'assouvissement de la dominance. Je voudrais essayer de découvrir ce
qu'il peut y avoir derrière ce mot dangereux, ce qu'il cache sous son apparence mielleuse, les raisons millénaires de sa fortune. Retournons aux sources. »
Eloge de la fuite, Henri Laborit
Eloge de la fuite, Henri Laborit
Bastien t'es lié - Part II
- Le podcast
- Le fichier MP3 n'est plus disponible, France Culture n'a pas encore lu massivement La révolution musicale de Philippe Axel
- Photos
- Bastien t'es lié - Part I
Pitié pitié aimez-moi aimez-moi je vous en supplie pitié
Ca a débuté comme ça. Et ça s'est terminé sur des accords de piano aligotés. « Au final on a beau faire un disque de sexe, un disque sur l'agriculture ou sur le business asiat', de toute façon quand on fait une oeuvre d'art la finalité c'est juste dire aux gens mais qu'est-ce que vous pensez de moi, ça y c'est à vous de juger, pitié pitié aimez-moi aimez-moi je vous en supplie pitié. »
Sebastien Tellier
Sebastien Tellier
La musique sexuelle
« J'aime toutes les musiques sexuelles. C'est vrai que la musique sexuelle, l'intérêt c'est qu'elle ne s'apprend pas, et pourquoi elle ne s'apprend pas, parce que c'est une musique de feeling, c'est-à-dire faut être un mec qui sent les trucs alors moi je sens pas je sens rien du tout hein mais euh voilà si on veut que ça s'passe bien faut être comme ça. C'est pas pour rien que Prince a fini par faire de la musique sexuelle, enfin il a toujours fait de la musique sexuelle mais, Curtis Mayfield, justement les Stones et tout ça c'est-à-dire les gros killers finissent toujours par faire de la musique sexuelle parce que c'est la musique la plus intéressante vu qu'on peut pas l'apprendre, c'est un chemin qu'il faut trouver tout seul et c'est ça qu'est intéressant. Les musiques tristes ça s'fait en deux secondes, une musique intelligente ça s'fait en deux secondes, tout ça c'est les mêmes conneries, c'est des trucs qui s'apprennent, c'est toujours les mêmes accords les mêmes références. La musique sexuelle c'est un autre truc, c'est le côté magique de la musique. »
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
Toucher l'esprit féminin
« Oui, un homme devenu femme alors ça c'est vrai aussi qu'j'ai une théorie euh c'est que en fait, enfin il faut avoir un esprit un peu simpliste mais moi pour moi y a les cools les pas cools, et les vrais cools eux, ce sont des hommes qui sont presque des femmes. Par exemple Mick Jagger, David Bowie, Christophe, Prince, Michael Jackson et encore beaucoup, tous les plus grands en fait sont presque des femmes. Et je crois que c'est ça en fait Wendy Carlos elle a été enfin il/elle a été jusqu'au bout parce que c'est ça le vrai trip c'est pour un homme, c'est de devenir une femme, c'est d'arriver à toucher l'esprit féminin totalement. »
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
« [l'amour] est examen du monde du point du Deux, en sorte que l'individu n'est aucunement son territoire. S'il y a un sujet de l'amour, c'est précisément parce qu'il est une construction disciplinée qui ne se laisse ramener ni à la satisfaction du désir, ni au contrat égalitaire entre individus responsables. L'amour est violent, irresponsable et créateur. Sa durée est irréductible à celle des satisfactions privées. Il crée une pensée neuve, dont le contenu unifié porte sur la disjonction et ses conséquences. Tenir le point de l'amour est grandement éducatif sur la mutilation qu'impose à l'existence humaine la prétendue souveraineté de l'individu. L'amour enseigne en effet que l'individu comme tel n'est que vacuité et insignifiance. A soi seul, cet enseignement mérite de considérer l'amour comme une noble et difficile cause des temps contemporains. »
Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom? Circonstances 4, p. 114
A 20h23 à Romain Gary dans Chien Blanc:
Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom? Circonstances 4, p. 114
« J'attribuais à Keys mes propres petites fermentations idéalistes et nostalgiques, ces trémolos, la larme à l'oeil, d'un 'Aimez-vous les uns les autres' qui n'exclurait ni les chiens ni les hannetons tombés sur le dos et que l'on remet sur pattes, cet espèce d'Ave Maria éternel de la sensibilité, de la fraternité et de la bonté quand je pense que je vais publier ce récit et qu'on va trouver ces mots sensiblards sous ma plume, j'entends déjà le rire moqueur des rationalistes intégraux, sans marge, sans fanfreluches humanitaires, les vrais durs, les vrais de vrais, ceux qui ont bâti le monde, car ce sont, ne l'oublions pas, les hommes forts qui ont bâti le monde, à croire que le salut ne peut venir que de la féminité... »
Romain Gary, Chien Blanc, p. 69 Folio
Romain Gary, Chien Blanc, p. 69 Folio
Le messianisme de la féminité
Bastien, fume moins et lis plus. « La faiblesse a toujours vécu d'imagination. La force n'a rien inventé, parce qu'elle croit se suffire. C'est ce que Gary écrit dans Clair de femme, ce roman étrange, aussi radieux que ténébreux, presque effrayant à cause de sa violence rentrée et de son lyrisme échevelé, dans lequel Gary emploie pour la première foiis l'expression « messianisme de la féminité » pour définir la féminité comme horizon du salut.
Que la faiblesse soit capable de création, allors que la force ne l'est pas, voilà en premier lieu ce que Gary entend par « féminité », même s'il associe par ailleurs à cette notion les idées de douceur, de compassion, de non-violence, de fragilité respectée, et qu'il finit aussi par mettre dans la bouche du protagoniste de Clair de femme, qui voit dans la féminité le seul lieu habitable, la seule dimension supportable, voire l'unique « civilisation » possible, ces mots: « Je ne sais pas ce que c'est la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d'être un homme. »
La féminité, ce n'est pas l'apanage de la femme et Gary ne chante pas que la femme est l'avenir de l'homme. La féminité est cette part d'humanité qui échoit aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Plus exactement, en défendant l'idée que la féminité est l'horizon du salut, Gary considère l'assomption en soi du féminin comme une façon pour l'être humain de faire retour vers la forme de l'humain. A cela s'ajoute, comme je viens de le dire, que la féminité est source de création. Que la fragilité a l'avantage sur la Puissance d'être, elle seule, créatrice. On ne crée d'ailleurs qu'en ayant du respect pour la fragilité et la faiblesse. Car on crée au nom de la vie et il n'y a pas d'être vivant qui ne se sente pas exposé dès sa naissance à la souffrance, au mal, à l'opprobre, à l'humiliation, au viol, au meurtre, à la mort, à la disparition, à l'oubli. La faiblesse caractérise, certes, toute la réalité qui ne se suffit pas à elle-même, mais il n'y a pas de réalité qui se suffise à elle même pas même la vie, qui doit toujours s'efforcer de produire les conditions de sa survie.
Mais si telle est la faiblesse en général, n'est féminin en revanche que la faiblesse qui, dans son insuffisance même, se renforce par l'espoir qu'elle fait naître de soi. Voilà, pour tout dire, ce qui doit être considéré comme féminin: non pas la faiblesse en tant que telle, mais la fragilité qui s'arme d'espérance dans sa lutte, ne disans pas pour la vie, mais avec la vie. Aussi est-ce en comptant sur la part de féminité qu'il recèle, que l'être humain pourra peut-être un jour se saisir pleinement de sa propre humanité, celle qui demeure pour l'instant en soufffrance d'elle-même. En chaque être le féminin est cette Voix qui lui fera dire pour encore très longtemps: « Nous crevons de faiblesse, et cela permet tous les espoirs. »
[...]
En ce sens, l'amour maternel tel que nous en avons parlé plus haut représente une variante insigne du féminin. Comme sont des variantes du féminin: Abel (qui il se trouve aux prises avec Caïn), ou la France de Jean Moulin et de Pierre Brossolette (quand elle fait face à la Gestapo) on songe à Gros-Câlin , ou même (pour élargir au maximum le cadre) le « coeur » pascalien quand il oppose ses commandements à ceux de la « raison ». » Paul Audi, Je me suis toujours été un autre, Le Paradis de Romain Gary, Christian Bourgois Editeur, 2007, p. 175
Que la faiblesse soit capable de création, allors que la force ne l'est pas, voilà en premier lieu ce que Gary entend par « féminité », même s'il associe par ailleurs à cette notion les idées de douceur, de compassion, de non-violence, de fragilité respectée, et qu'il finit aussi par mettre dans la bouche du protagoniste de Clair de femme, qui voit dans la féminité le seul lieu habitable, la seule dimension supportable, voire l'unique « civilisation » possible, ces mots: « Je ne sais pas ce que c'est la féminité. Peut-être est-ce seulement une façon d'être un homme. »
La féminité, ce n'est pas l'apanage de la femme et Gary ne chante pas que la femme est l'avenir de l'homme. La féminité est cette part d'humanité qui échoit aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Plus exactement, en défendant l'idée que la féminité est l'horizon du salut, Gary considère l'assomption en soi du féminin comme une façon pour l'être humain de faire retour vers la forme de l'humain. A cela s'ajoute, comme je viens de le dire, que la féminité est source de création. Que la fragilité a l'avantage sur la Puissance d'être, elle seule, créatrice. On ne crée d'ailleurs qu'en ayant du respect pour la fragilité et la faiblesse. Car on crée au nom de la vie et il n'y a pas d'être vivant qui ne se sente pas exposé dès sa naissance à la souffrance, au mal, à l'opprobre, à l'humiliation, au viol, au meurtre, à la mort, à la disparition, à l'oubli. La faiblesse caractérise, certes, toute la réalité qui ne se suffit pas à elle-même, mais il n'y a pas de réalité qui se suffise à elle même pas même la vie, qui doit toujours s'efforcer de produire les conditions de sa survie.
Mais si telle est la faiblesse en général, n'est féminin en revanche que la faiblesse qui, dans son insuffisance même, se renforce par l'espoir qu'elle fait naître de soi. Voilà, pour tout dire, ce qui doit être considéré comme féminin: non pas la faiblesse en tant que telle, mais la fragilité qui s'arme d'espérance dans sa lutte, ne disans pas pour la vie, mais avec la vie. Aussi est-ce en comptant sur la part de féminité qu'il recèle, que l'être humain pourra peut-être un jour se saisir pleinement de sa propre humanité, celle qui demeure pour l'instant en soufffrance d'elle-même. En chaque être le féminin est cette Voix qui lui fera dire pour encore très longtemps: « Nous crevons de faiblesse, et cela permet tous les espoirs. »
[...]
En ce sens, l'amour maternel tel que nous en avons parlé plus haut représente une variante insigne du féminin. Comme sont des variantes du féminin: Abel (qui il se trouve aux prises avec Caïn), ou la France de Jean Moulin et de Pierre Brossolette (quand elle fait face à la Gestapo) on songe à Gros-Câlin , ou même (pour élargir au maximum le cadre) le « coeur » pascalien quand il oppose ses commandements à ceux de la « raison ». » Paul Audi, Je me suis toujours été un autre, Le Paradis de Romain Gary, Christian Bourgois Editeur, 2007, p. 175
Arriver à ne rien faire
« J'aimerais bien que les gens pensent que c'est du playback alors qu'on joue réellement et là y a une vraie cascade, là y s'passe un truc; après, tout le monde fait toujours la même chose et c'est normal on a tous les mêmes goûts, on est tous les créatures de dieu hein mais par contre moi euh j'ai vraiment envie de proposer, mais même j'dirais bêtement, de façon systématique, l'inverse. C'est simple pour faire différent, faisons l'inverse, c'est tellement simple comme truc. Et donc voilà, moi euh un live c'est sensé être hyper live la sueur et tout et euh moi j'aime bien que ça soit bien clean quoi.
Faut être normal, c'est-à-dire pas trop loin quand même des gens, même si on veut faire quelque chose de grande envergure
il faut que les gens aient quand même la sensation de pouvoir vous toucher la main. Pour moi le véritable échange maintenant il est mental, Cronenberg avait vu juste c'est-à-dire les idées les plus importantes se propagent sans parole c'est quelque chose comme ça. Et donc il faut plus du tout ce côté distance avec le public maintenant, faut y aller mentalement. »
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
On peut appeler un autre Bastien à la rescousse (suis tombé dessus par hasard en re-feuilletant Terre Patrie d'Egar Morin aujourd'hui) (p. 184):
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
« Selon le dogme régnant, la pertinence croît avec la spécialisation et avec l'abstraction. Or un minimum de connaissance de ce qu'est la connaissance nous apprend que le plus important est la contextualisation. Claude Bastien note que l'évolution cognitive ne va pas vers la mise en place de connaissances de plus en plus abstraites, mais, à l'inverse, vers leur mise en contexte laquelle détermine les conditions de leur insertion et les limites de leur validitié. Bastien ajoute: La contextualisation est une condition essentielle de l'efficacité (du fonctionnement cognitif). »
Edgar Morin, Terre Patrie, citant Claude Bastien, Le décalage entre logique et connaissance, Courrier du CNRS, 79, Sciences cognitives, octobre 1992.
Sur le thème de l'inverse, j'ai offert à Bastien un dédicacé d'Héliogabale ou l'anarchiste couronné d'Antonin Artaud, que m'avait conseillé Dionysos conducteur de taxi fan de Mme de La Pompadour et que le hasard m'avait fait prendre avec moi ce jour là.
Edgar Morin, Terre Patrie, citant Claude Bastien, Le décalage entre logique et connaissance, Courrier du CNRS, 79, Sciences cognitives, octobre 1992.
L'aléatoire
« Créer de la musique de façon aléatoire ça ça me plaît énormément et de toute façon je fais plus confiance au hasard ou au destin qu'à mon talent c'est-à-dire que j'aime bien composer en fermant les yeux comme ça je compose au hasard et c'est bien mieux comme ça. Le problème avec un disque c'est que c'est toujours la même histoire c'est-à-dire c'est un chanteur qui se met en valeur et un public qui accepte qui est oh tu es… magnifique alors que le vrai, le vrai truc, et c'est ça qu'a amené le jeu vidéo, ça serait sortir un disque et mais où c'est l'auditeur qui prend un peu le pouvoir et qui écoute le disque qu'il a envie d'entendre et disons que ça serait des disques où sans chanter ce serait l'auditeur qui serait en front de scène et qui lui jubilerait total, parce que le but de sortir un disque c'est quand même de faire jubiler les gens, et ça le disque il est pas encore capable de le faire, c'est-à-dire moi j'ai pas réussi encore à amener les gens qui écoutent mon album à ma place, et c'est ça qui faut voilà. »
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
Sebastien Tellier, Minuit Dix, 04/04/08
L'amour et la violence
De ma vie
De mon adolescence
Moi j'aime aussi
L'amour et la violence~~ Ce que je pense Bastien de ton adolescence c'est que ta tronche a un côté édikien, ton éthique un vague fond spinozien et ton «aimez-moi» une arête mitsoukienne. Reparlons-en sortis de l'adolescence quand nous serons des hommes, serons des femmes, l'humanité toute entière.
« La poursuite de l'hominisation opérerait une nouvelle naissance de l'homme. La première naissance fut celle des débuts de l'hominisation, il y a quelques millions d'années; la seconde naissance fut apportée par l'émergence du langage et de la culture, probablement dés Homo erectus; la troisième naissance fut celle d'Homo sapiens et de la société archaïque; la quatrième naissance fut la naissance de l'histoire, comprenant simultanément les naissances de l'agriculture, de l'élevage, de la ville, de l'Etat. La cinquième naissance, possible, mais non encore probable, serait la naissance de l'humanité, qui nous ferait sortir de l'âge de fer planétaire, de la préhistoire de l'esprit humain, qui civiliserait la Terre et verrait la naissance de la société/communauté planétaire des individus, des ethnies, des nations. »
Edgar Morin, Terre Patrie
Edgar Morin, Terre Patrie
Version 9.1 last modified by Arkub on 28/03/2008 at 21:41